Conférence sur les agroglyphes

Samedi 27 juin 2026 - 15:00
Écomusée du Montmorillonnais - Site de Juillé, Coordonnées GPS : N 46° 23' 24" ; E 0° 51' 45" - 86500 - Saulgé

Dene HINES grand artiste vous invite à découvrir son monde artistique, “les agroglyphes”, œuvre artistique réalisée dans des champs.

L'ATELIER MELUSINE, l'Écomusée du Montmorillonnais et son site d'interprétation de Juillé, sont heureux de présenter une série d'œuvres de l'artiste Dene HINE.À l'instar de ses pairs dans le domaine des crop circles, HINE cultive délibérément l'anonymat. Créateur et co-créateur de certains des crop circles les plus célèbres au monde, il s'inspire de ces formes d'art urbain clandestines, puisant leur inspiration dans les traditions agricoles celtiques et le genre magique, mais aussi dans les préoccupations environnementales liées à l'agriculture industrielle et aux pesticides, ainsi que dans les débats autour de l'art public. Ces œuvres, que l'on pourrait qualifier de vastes graffitis ruraux, ont suscité un véritable culte, notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Chine, où des centaines de milliers de personnes croient à leur origine extraterrestre. Ces œuvres ont été intégrées aux théories du complot actuelles concernant les interventions extraterrestres, un sujet qui alimente les débats (et les silences) au sein des sphères militaires et politiques américaines depuis plus de 70 ans, suite au tristement célèbre incident de Roswell. Les agroglyphes sont désormais associés à des lieux spécifiques: le Somerset au Royaume-Uni (souvent autour du site mystique de Glastonbury), la zone 51 et Whitesands aux États-Unis, soulignant ainsi les connotations occultes qui se sont développées en même temps que ces œuvres.Les agroglyphes modernes ont fait leur apparition dans les médias britanniques dans les années 1990 et suscitent autant d’admiration que de controverses. Des musées sont consacrés à la documentation et à la promotion de leurs qualités symboliques et surnaturelles. Malgré leur médiatisation, il s’agit fondamentalement d’œuvres terrestres réalisées par des artistes humains. Créées selon des techniques ancestrales – ficelle, planches de bois –, ces œuvres apparaissent du jour au lendemain dans les champs (souvent au grand dam des agriculteurs). Les croyants affluent sur les lieux pour s'imprégner de leur énergie, prier et accomplir des rituels personnels. Certains ont profité de l'occasion pour monétiser ces créations: t-shirts, mugs, affiches et reproductions se vendent comme des petits pains à travers le monde.Le caractère clandestin et secret de ces œuvres a permis de tisser une multitude de mythes autour d'elles. Elles sont souvent exclues du canon de l'art contemporain, malgré des affinités évidentes avec des artistes tels que Goldsworthy, Long et Robert Smithson. Photographes et influenceurs du New Age ont tiré profit du travail d'artistes comme HINE, qui a consacré des décennies de sa vie à la création de ces œuvres, sans aucune compensation financière, sans droit d'auteur ni reconnaissance de leur paternité. Les œuvres de HINE sont présentes sur des sites web, des produits dérivés et dans des publications du monde entier, presque sans aucune mention de leur nom. Pourtant, il poursuit cette pratique étonnante et, grâce à son talent, son ouverture d'esprit et sa constance, a bénéficié d'une importante couverture médiatique pour ses œuvres. Il a collaboré avec des artistes de renom et s'est exprimé publiquement, s'attirant souvent les foudres de ceux qui veulent croire qu'il s'agit d'extraterrestres visitant la Terre et tentant d'entrer en contact avec l'humanité à travers ces vastes symboles. Des tentatives sérieuses ont été faites pour contextualiser le genre. HINE lui-même a fait l'objet d'un reportage dans National Geographic et est une célébrité sur les chaînes internet chinoises, où des millions de spectateurs asiatiques suivent des influenceurs parcourant le monde pour filmer ses méthodes de travail. Il prend ces événements avec philosophie et continue de concevoir et de créer ces œuvres chaque été. Mme ANNETT a contacté M.HINE en 2025, après que plusieurs organisations scientifiques aient commencé à être séduites par « l'hypothèse extraterrestre ». Ils se sont rencontrés lors d'une discussion en ligne, défendant tous deux l'idée que les œuvres sont réalisées par des «artistes, et non par des extraterrestres ». Les gens veulent vraiment croire qu'il s'agit d'extraterrestres ! En réponse, ANNETT a co-organisé une exposition rétrospective des œuvres de HINE, présentant des photographies aériennes, des vidéos de drone, des films, des podcasts, des créations et des méthodologies, ainsi que sa correspondance avec d'autres artistes majeurs, comme le KLF, qui défend l'éthique du copyleft et a réalisé son propre crop circle dans les années 1990. Conférence « Agroglyphes dans la pratique du Land Art »L'Écomusée du Montmorillonnais accueillera une conférence sur le thème « Agroglyphes dans la pratique du Land Art » le samedi 27 juin, en présence exceptionnelle de HINE, invité d'honneur. Format : Un court métrage et une présentation du travail et de la carrière de HINES, suivis d'une table ronde avec des artistes et commissaires d'exposition contemporains, et d'une séance de questions-réponses. La conférence se déroulera en français et en anglais, mais la présentation sera disponible dans les deux langues. Elle abordera des thèmes tels que l'accès du public à la terre, l'agriculture et l'industrie du XXIe siècle, les théories du complot extraterrestre et les œuvres d'art public in situ.Un après-midi passionnant en perspective.

Rens : Tarif : Gratuit Tel : 05 49 91 02 32 email : ecomusee.mrc86@laposte.net www.ecomusee86.fr

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